Albert Januarius di DECARLI

Né en 1907 à Hermance, Suisse. 1907 – 1996

PRIX

Prix Harvey en 1952 et 1955
Prix Diday (Composition)
Prix Carmine, Florence, Médaille d’Or
Représente la Suisse à la Triennale de Bratislava 1969 et à la Biennale de Sao Paulo la même année

 
EXPOSITIONS

A exposé dans les galeries suivantes en Suisse :
Atelier Cora et la Vague, Hermance
Galerie des Platanes, Carouge
Galerie Vanier, Genève
Galerie 53, Morges
Galerie Wolfsberg, Zürich
Galerie de l’Atelier, Sion
Galerie des Vignes, Ardon
Galerie des Arts et Lettres, Vevey
Galerie Stäffelei, Zürich
Galerie Zisterne, Aarau
Exposition de groupe à Bâle
Galerie Paul Bovée, Délémont
Thunerhof, Thoune
Galerie Carte Blanche, Montreux
Galeries du Château, St Gingolph, Valais
en France : Les Granges de Servette, Douvaine, Haute-Savoie

Récemment à la Galerie d’art, Horizon – 501 Route d’Hermance, Hermance
1999 : du 21 janvier au 21 février, Hommage à un enfant du village
2006 : du 6 octobre au 5 novembre, Rétrospective Albert Januarius di Decarli

 
DECORATIONS MURALES

Salle de la Mairie de Chens-sur-Léman, Haute-Savoie
Infirmerie du Prieur, Chêne-Bougeries:’La Terre Promise – La Pêche Miraculeuse’-4 M X 3 M
Hôpital Cantonal de Genève:’Le Bon Samaritain – St Martin’- 7.75 M X 3.50 M
Exposition Nationale de Lausanne 1964 :’Le Paradis Terrestre’ 5.40 M X 2.20 M
Foyer Notre Dame, La Roche sur Foron :’Adoration des Mages et des Bergers – 5 M X 2.60 M
Hôpital de Gériatrie, Genève: ‘La Joie de Vivre’- 2.70 X 4.50 M
Piscine couverte de Lugano 1978 – Peinture murale – 18 M X 3.20 M
Cabinet d’un Médecin de Campagne Ardon (VS) – Le Bon Samaritain – 3.50 M x 2.20 M

 
VITRAUX

Eglise de Ballaison – Haute-Savoie
Eglise de Miserez – Jura
Eglise d’Hermance – Suisse
Egtise de Douvaine – Haute-Savoie
Eglise de Dorénaz – Valais
Eglise de Champsec – Vallée de Bagnes -Valais

 
ACQUISITIONS

Musée du Vatican, Rome – Musée Pitti, Florence – Musées de Suisse et à l’étranger.

 
TAPISSERIE

L’arche de Noé – Propriété de Madame Bernard Miguet, St Julien-en-Genevois

L’ami qui m’a montré les toiles de Decarli et qui m’a demandé d’écrire ces lignes de présentation a eu la bonne idée, avec la reproduction photographique des toiles que je ne connaissais pas encore, de m’envoyer la photo du peintre. Un coup d’oeil m’a suffi ­ je ne choisis pas autrement mes acteurs pour mes pièces, et c’est le premier coup d’oeil qui est toujours le bon ­ pour savoir que le rôle du peintre était bien distribué.
Quelqu’un a dit ­ moi d’ailleurs, je crois, dans une pièce ­ les hommes restent tous des petits garçons, il n’y a que les petites filles qui grandissent
Mais reste à savoir à quel âge on s’arrête.
Qu’on ne s’y trompe pas, Decarli s’est miraculeusement arrêté à cet âge heureux de l’enfance où le monde est encore authentique. Nous vivons tous dans la nostalgie de ce monde où nous ne savons pas revenir. Il suffit de donner la main à Decarli, lui peut nous conduire. Il sait encore le chemin. A vrai dire, s’il vient nous voir dans nos villes truquées, nous vendre ses toiles, monter avec nous dans des automobiles, signer peut-être des chèques ou des contrats, c’est une ruse. Ce monde de l’enfance que nous pleurons, il ne l’a jamais quitté. Il nous le raconte dans chacune de ses toiles et c’est comme s’il nous redonnait ­ guérisseur prodigieux de la seule vraie maladie ­ nos yeux perdus, nos joues roses et notre vieille et douce blessure ­ car ce monde évanoui était à la fois enchanté et triste.
Et ses couleurs, qui m’ont d’abord surpris dans leur mélancolique subtilité, s’expliquent pour moi maintenant. Ce sont, derrière cette légère fumée grise qui les atténue et les brouille, les couleurs même de nos rêves de la nuit, quand, nos journaux jetés et froissés sur la descente de lit, nos machines à bêtises tues, l’écho des voix raisonnables qui nous ont parlé d’argent et d’efficacité toute la journée estompé, nous partons chaque soir pour l’impossible quête
Ce monde flou, tendre et bizarre, c’est notre patrie perdue que Decarli nous rend.

Jean ANOUILH
1961

 

Un documentaire de la RTS est disponible en cliquant sur ce lien :

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/carre-bleu/9415530-albert-januarius-di-decarli.html