CASTELLA

Entre à l’Ecole Nationale des Beaux Arts de LYON en 1943; reçoit le prix de l’U.M.A.M. à NICE en 1954 ; contribue régulièrement à la vie de la galerie DROUANT-DAVID à PARIS de 1954 à 1956; rencontre le peintre Serge POLIAKOFF à MENTON en 1966. La POLLOCK-KRASNER Foundation de NEW-YORK lui attribue, sur dossier, une bourse d’un an, en 1995.

 
EXPOSITIONS PERSONNELLES

1957 – dans le cadre de l’Hôtel de La Poste de DOUVAINE (Savoie)
1960/61 – à la Galerie Bellecour à LYON (Rhône)
1968 – dans le cadre du Prieuré de CHAMPDIEU (Loire)
1971 – au Couvent Sainte Elisabeth à CALUIRE (Rhône)
1972 – aux Broussatières à BRINDAS (Rhône)
1976 – à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts à LYON (Rhône)
1981 – dans le cadre de la Maison pour la Santé à LYON (Rhône)
1983 – dans le Club-House F.C.L. du stade H. COCHET à CALUIRE (Rhône)
1988 – dans les locaux des Laboratoires BOIRON à SAINTE-FOY-LES-LYON (Rhône)
1989 – à l’atelier de Sophie PAPAZIAN à LYON (Rhône)
1989 – au Fort du Bruissin à FRANCHEVILLE (Rhône)
1990 – à la Galerie C.R.A.N.E. à VILLEFRANCHE (Rhône)
1993 – dans le local « EFFECTIFS de PROFIL » à LYON (Rhône)
1996 – « BLANC et NOIR » à l’atelier, 35 rue d’Ivry, LYON (Rhône)
1997 – Fondation d’Entreprise HEWLETT-PACKARD
1998 – Espace dArts Plastiques – Maison du Peuple à VENISSIEUX (Rhône)
2000 – Galerie AMG à Paris
2002 – Guillaubey-Castella, 7, Place Gerson, Lyon
2003 – Gaudet-Blavignac, Genève

 
PARTICIPE A DIVERS SALONS

1954 – au Salon du Sud-Est à LYON (Rhône)
1955 – à la Biennale de MENTON (Alpes- Maritimes)
1959 – à la Première Biennale Internationale de PARIS (Seine)
1962 – au Salon d’Automne à PARIS (Seine)
1962 – au Salon de la Jeune Peinture à PARIS (Seine)
1978/79 – au Salon de la Création Artistique de BOURG-EN-BRESSE (Ain)
1966 – au Salon des Réalités nouvelles à PARIS (Seine)

 
PARTICIPE A DES EXPOSITIONS DE GROUPE

1957 – au Musée de VIEIL-YVOIRE (Savoie)
1959 – à la Galerie VERRIERE à ANNECY (Savoie)
1969 – à la Galerie MONTMORENCY à PARIS (Seine)
1960 – Fête du centenaire du rattachement de NICE à la FRANCE
1961 – à la Galerie SAINT-GEORGES à LYON (Rhône)
1962 – au Musée FRAGONNARD à GRASSE (Alpes-Marimimes)
1962 – dans le cadre du casino d’AIX-LES-BAINS (Savoie)
1964 – au Palais de la Méditerranée à NICE (Alpes-Marimimes)
1969 – au Centre Culturel de CHELLES (Oise)
1975 – à la Galerie à L’HOMME DARMES (Drôme)
1976 – à l’Ecole Centrale d’ECULLY (Rhône)
1986 – aux Ecuries Saint Hugues à CLUNY (Saône et Loire)
1990 – à l’atelier GUILLAUBEY à CALUIRE (Rhône)
1991 – Exposition GUILLAUBEY – CASTELLA au Centre des Pénitents à MONTBRISON (Loire)
1997 – Exposition ART’ IFICE au Chateau de Rochepleine à SAINT-EGREVE (Isère)
1998 – Malgré tout -la pittura – Corso Moncalieri – TORINO (Italie)
1998 – Malgré tout -la pittura – Maison des Arts – EVIAN (Haute-Savoie)
2000 – Exposition à la galerie A.M.G. – CASTELLA – MILLION – PARIS (Seine)

 

 Hommage à Henri Castella
  1924 – 2017
 
Henri Castella est au même titre que Jacques Truphémus ou Max Schoendorff une grande figure de la scène picturale lyonnaise. 
Né en 1924, Henri Castella est resté toute sa vie attaché à sa ville d’adoption, Lyon, et plus particulièrement au quartier de la Croix Rousse. C’est là qu’il vécut jusqu’à son décès en avril 2017 à l’âge de 93 ans. Dans son atelier/appartement baigné de lumière s’accumule l’œuvre d’une vie, méticuleusement rangée, classée, ordonnée. 
Homme ascétique, vivant frugalement au milieu de ses œuvres, Henri Castella aura dédié son existence à son travail mais aussi à ceux qui l’entourait, famille, amis, homme d’une grande fidélité et d’une rare générosité. 
 
Présent dans de nombreuses collections à travers le monde, Castella est resté sa vie durant un artiste discret mais prolifique, connu des artistes lyonnais et des collectionneurs avertis. L’exposition présentée par la galerie Mathieu parachève l’hommage d’une ville à son artiste et vient clôturer la dernière exposition que Henri Castella avait lui-même supervisé avec l’aide de Geneviève Mathieu.
 
Peintre/cuisinier, qualifiant sa matière de « cuisine » et ses œuvres de « navets », il livre au travers de ses œuvres un esprit tourmenté, tortueux, où la formation classique des Beaux-Arts s’efface au cours des années pour laisser place à un répertoire de lignes, de formes venant s’enchevêtrer sur une trame de couleurs. Si la ligne semble essentielle dans son œuvre, elle vient cependant se subordonner à la couleur, car c’est cela aussi cela la peinture de Henri Castella, à la première impression tourmentée fait suite une luminosité sous jacente incarnée par des tons vifs ou modulés, tranchant ou estompés qui viennent apporter un vibrant optimisme dans sa peinture.
 
Artiste méticuleux, son travail s’échelonnait de la réalisation du châssis jusqu’à l’encadrement, et ce tous les jours de la semaine. Travaillant sur papier à même le sol, ils les marouflaient ensuite sur de grandes toiles pouvant atteindre 220 cm de hauteur. Cette méticulosité dans le travail semble contraster avec sa démarche de peintre, en effet Henri Catella était un homme d’instinct, se laissant guider durant l’élaboration de sa toile dont souvent le résultat variait de la conception initiale. 
Œuvres sans titre, dont seuls des chiffres et des lettres à l’envers du tableau indique à la fois le jour, le mois, l’année et le sens de la toile, les œuvres de Castella ne nécessitent pas de longs discours. Abstraites et éloquentes elles laissent libre cours à qui sait les regarder de leur attribuer un titre.